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Open Data

L’Open Data, ça sert à quoi ?

24 Mars 2016

Pour bien comprendre l’intérêt de l’ouverture de données (Open Data) dans une smart city, le meilleur argument est encore de mettre en avant des projets concrets qui utilisent ces données pour proposer des services intelligents. En voici quelques exemples puisés en Région de Bruxelles-Capitale comme ailleurs.

Comme d’autres smart cities, la Région de Bruxelles-Capitale applique une politique Open Data dans le cadre de la stratégie smartcity.brussels. En proposant sous licence ouverte un maximum de données et de documents dont ils sont propriétaires, les pouvoirs publics bruxellois veulent favoriser une réutilisation maximale de ces données par la société civile, les entreprises voire les pouvoirs publics eux-mêmes ! La smart city se révèle ainsi un accélérateur de services intelligents. C’est dans ce but que le portail Opendatastore.brussels regroupe les données ouvertes des administrations bruxelloises et de leurs partenaires.

Quels bénéfices pouvez-nous retirer des données ouvertes ?

De nombreux exemples de services utilisant les données ouvertes par les pouvoirs publics existent déjà, y compris en Région de Bruxelles-Capitale. La stratégie régionale de smart city souhaite qu’ils se multiplient. La balle est donc lancée : aux développeurs, entreprises, associations, citoyens… d’exploiter ces données !

Mobile

L’application Where’s My Villo ? se base sur les données ouvertes officielles d’utilisation des stations Villo! et les assemble avec celles que les utilisateurs de ces vélos partagés font remonter de leur côté, selon le principe du crowdsourcing, autrement dit de la contribution de tout un chacun (« crowd » ou la foule) au fonctionnement du service.

En pratique, une application à installer sur votre smartphone permet d’envoyer un message chaque fois que vous rencontrez un problème dans l’utilisation d’un Villo : pas de vélos ou de parking disponibles, vélo cassé ou fonctionnant mal, inaccessibilité de l’application Villo! officielle...

Les informations relatives aux stations Villo!, tel le nombre de fois qu’une station n’a pas de vélo ou de parking disponible, permettent à Where is my Villo ? de produire une liste quotidienne des pires stations pour trouver ou parquer un vélo.

L’avantage est clair : l’ouverture des données conduit à davantage transparence sur le service Villo! et pousse son opérateur privé à améliorer la qualité de son service : augmentation du nombre de vélos, changement de la localisation de certaines stations, ouverture de nouvelles stations, transfert plus fréquent de vélos d’une station à l’autre.

Plus largement, il est facile d’imaginer le nombre d’idées innovantes que la communauté des utilisateurs et des développeurs pourrait proposer pour améliorer la mobilité en Région bruxelloise à l’aide des données ouvertes. Songeons simplement aux données anonymisées d’utilisation des transports en commun ou des services de voitures partagées. Déjà, l’application Waze utilise, ici aussi, le crowdsourcing pour récolter des informations de trafic des voyageurs qui, mises en lien avec les données ouvertes publiques sur les travaux en voirie, sont exploitées par cette application de navigation.

Social

La carte interactive Bruxelles, mode d’emploi propose un inventaire des bons tuyaux à Bruxelles et dans sa région. Ces informations pratiques ont été regroupées en différentes catégories : lieux de récupération, d’apprentissage, d’entraide, de culture, d’information... La carte est générée à l’aide de logiciels open source (Open Street Map, Django CMS). Elle utilise des données ouvertes bruxelloises comme la localisation des parcs, des musées ou des lieux de compostages et fait appel au crowdsourcing : les internautes motivés sont invités à compléter ou corriger les données (boites à livres, fontaines, toilettes publiques, Internet gratuit par exemple).

Une autre belle illustration  de récolte et de présentation d’informations publiques issu d’une initiative citoyenne est le site ici.brussels. Il coordonne et présente un vaste ensemble d’informations ouvertes au niveau d’une commune et même d’une rue : urbanisme (parcelle, affectation du sol), transport (bus, Villo!, stationnement), histoire (photos aériennes depuis 1930), primes, statistiques (âge moyen, prix des maisons et des loyers moyens dans le quartier), crèches, écoles.

Safe

En environnement, de nombreuses initiatives voient le jour afin de produire, partager et utiliser des données de qualité de l’air, de pollution sonore ou de niveau d’eau. Bruxelles Environnement (BE) propose et partage déjà de nombreuses informations issues de ses stations de mesures de haute précision.

Mais les citoyens veulent aller plus loin. Le BRAL (Mouvement urbain pour Bruxelles),  en partenariat avec BE, a développé un projet visant à rassembler des mesures de la qualité de l’air en demandant à une centaine de citoyens de porter sur eux un capteur afin d’évaluer la composition de l’air qu’ils respiraient tout au long de la journée.

Le projet Eau propre – Proper Water, de son côté, a mis au point un prototype de capteur flottant (le Pacco-test) en vue de mesurer la qualité de l’eau à Bruxelles, facilement utilisable par les groupes de citoyens concernés par cette problématique. Avec le développement récent d’applications de décibelmètres, le détenteur d’un smartphone peut mesurer le niveau de bruit auquel il est exposé.

Récolter et publier sous licence ouverte l’ensemble de  ces données produites par les citoyens et celles produites par les pouvoirs publics permettrait de cartographier des phénomènes de pollutions, de les comprendre et, dans certains cas, de les anticiper. C’est le cas de l’application Plume Air Report qui permet de suivre l’évolution de la concentration des principaux polluants de l’air heure par heure dans 64 villes du monde. Grâce aux technologies issues des sciences des données (Big Data), Plume Labs, la start-up à l’origine de cette application, développe des modèles mathématiques permettant de prévoir à l’avance l’évolution la plus probable de la pollution dans les prochaines heures.

Gouvernance

Les aménagements urbains dédiés aux personnes à mobilité réduite (PMR) constituent un champ tout indiqué pour ouvrir les données publiques. La ville de Rennes (France), par exemple, a ouvert les données géographiques de 80.000 points de trottoirs surbaissés. Deux développeurs s’en sont servis pour créer une application proposant des itinéraires pour PMR. La valeur ajoutée de l’application est très claire pour les Rennais ou pour les gens de passage dans la ville. Elle l’est tout autant pour Rennes : le développement de cette application en interne aurait été un chemin long et compliqué, pour un coût élevé. Une idée similaire a remporté le Hackathon Open Data – UrbIS qui s’est tenu en novembre 2015 au Centre d’Informatique pour la Région Bruxelloise.

À Paris, l’application vroomvroom.fr a eu accès au fichier recensant le taux de réussite de chaque auto-école de la capitale française. Bien que publique, la donnée n’était pas publiée sur Internet et le fondateur de la start-up a donc dû créer sa propre base de données. Depuis lors, et après les demandes répétées de l’entrepreneur, cette information est disponible pour tous les départements. Chaque citoyen peut ainsi s’informer du taux de réussite et des tarifs de chaque auto-école afin de faire son choix en toute transparence.

En Région bruxelloise, l’application Fix My Street fonctionne sur le modèle du crowdsourcing en offrant aux citoyens la possibilité de participer activement à la publication d’informations sur les incidents en voirie. Ces informations servent en priorité au pouvoir public concerné, non seulement pour organiser la réparation des incidents qui lui sont signalés mais aussi, en fonction des statistiques d’incidents, pour identifier les lieux les plus régulièrement abimés. La plateforme se révèle par ailleurs utile à d’autres pouvoirs publics comme instrument de comparaison et d’échange de bonnes pratiques, et tous les incidents sont répertoriés de manière ouverte sur une carte de la région bruxelloise.
 
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